L’épicéa est attaqué par le scolyte, le cerisier d’ornement endommage le canal, le hêtre doit faire place à une nouvelle construction – parfois, il est impossible d’éviter l’abattage d’un arbre. Il y a pourtant des choses à faire à Vienne, comme l’explique Iring Süss, directeur de « TreeBee » Baumschnitt und Höhenarbeit.
Ils offrent de l’ombre, parfois de la nourriture, servent de refuge aux oiseaux et à d’autres êtres vivants et fournissent de l’oxygène – les arbres sont un élément indispensable de l’écosystème. Mais parfois, on ne peut pas éviter d’abattre un arbre. « Les principales raisons sont que l’arbre n’est plus en bonne santé ou qu’il y a un projet de construction sur le terrain », explique Iring Süss.
Une loi stricte sur la protection des arbres
Si vous pensez que vous pouvez simplement prendre une tronçonneuse dans ces cas, vous vous trompez. « Vienne dispose d’une loi sur la protection des arbres qui a été mise à jour et renforcée l’année dernière », explique M. Süss. Les dispositions de cette loi s’appliquent à tous les feuillus et conifères dont la circonférence du tronc – mesurée à un mètre de hauteur – est d’au moins 40 centimètres. Cela signifie que ces arbres ne peuvent être abattus qu’avec une autorisation officielle. Même s’ils se trouvent sur des terrains privés.
Les arbres fruitiers sont exclus de la loi
Seuls les arbres fruitiers font exception à la loi viennoise sur la protection des arbres – ils peuvent être abattus sans autorisation. « Il existe une liste spécifique de ce qui est considéré comme un arbre fruitier », explique Süss. Ainsi, les noyers sont considérés comme des arbres fruitiers, mais pas les pommiers ou cerisiers d’ornement. Des règles spécifiques s’appliquent également aux arbres des jardins familiaux et des forêts.
Approbation par le magistrat du district
Les personnes qui prévoient d’abattre un arbre doivent donc demander l’autorisation au Magistratisches Bezirksamt compétent. « Même si l’arbre est déjà cassé, il ne peut pas être simplement abattu », explique Süss. Après une inspection sur place, il est finalement décidé si l’arbre peut être abattu ou non. Selon M. Süss, il faut en moyenne deux à trois mois pour obtenir la décision correspondante. Ensuite, il y a encore un délai de deux semaines pour faire appel et ce n’est qu’après cela, si la décision est positive, que l’on peut procéder à l’abattage de l’arbre. « Si l’arbre est cassé et qu’il présente un danger potentiel, la décision est plus rapide », explique l’expert.
Il y a toutefois une chose à savoir sur la décision : Les autorisations délivrées à partir du 16 avril 2024 ne sont plus valables si l’arbre n’est pas enlevé dans les deux ans suivant l’entrée en vigueur de l’arrêté d’autorisation.
L’abattage d’arbres comme défi
L’abattage d’un arbre dans une zone densément construite peut s’avérer difficile. En effet, il est rare que les conditions locales permettent d’abattre l’arbre en entier ou en quelques parties. Dans les cours étroites et autres endroits où cela serait trop dangereux ou où l’utilisation d’engins n’est pas possible en raison de l’étroitesse, le travail manuel est nécessaire. « Dans ces cas, nous grimpons sur l’arbre, l’emportons morceau par morceau et l’amenons au camion. Malgré tout, notre objectif est de terminer le chantier en une journée et nous y parvenons à 95% », décrit Süss. Le travail est nettement plus rapide lorsqu’une grue peut être utilisée. « Dans ce cas, l’arbre n’est souvent coupé qu’en trois ou quatre morceaux, qui sont ensuite soulevés par la grue pour être chargés sur le camion », explique Süss. A ce propos, si vous voulez savoir où finit l’arbre abattu, voici la réponse – il est généralement composté.
Combien coûte l’abattage d’un arbre ?
Pour les petits arbres, il faut compter à partir de 1.000 euros, et l’utilisation d’une grue coûte à partir de 3.000 euros, selon l’expert.
Plantations de remplacement obligatoires
Le coût de l’abattage des arbres ne suffit cependant pas. En effet, si l’autorisation d’abattre un arbre est accordée, des arbres de remplacement doivent généralement être plantés. Le nombre d’arbres, leur emplacement et leur nature sont déterminés par la mairie d’arrondissement dans sa décision. Les jardins municipaux de Vienne vérifient que les arbres sont plantés correctement. « Les personnes qui ne peuvent pas procéder à une plantation de remplacement sur le terrain peuvent le faire dans l’arrondissement », explique Süss. Si ce n’est pas le cas, une taxe de compensation de 5.000 euros est imposée.
Prévenir l’abattage des arbres grâce à l’élagage
Avec les arbres, c’est un peu comme avec les dents : Un bon entretien permet d’éviter le pire. « L’entretien des arbres consiste à éviter autant que possible l’abattage des arbres », explique Süss. Par exemple, les branches qui poussent en direction de la façade sont raccourcies de manière professionnelle, des tailles d’élagage sur les jeunes arbres empêchent les branches de se casser par la suite. Cela est important car les points de rupture offrent une possibilité d’entrée aux champignons qui endommagent l’arbre.
Les mesures d’entretien consistent également à réduire la croissance du lierre sur les arbres ou à sécuriser les grandes branches en saillie avec un haubanage. « On est de plus en plus conscient de l’importance de l’entretien des arbres. On remarque l’importance que les clients accordent à leurs arbres », se réjouit Süss.
Iring Süss n’est pas seulement le directeur général de TreeBee, mais aussi un spécialiste des techniques d’accès sur corde, du nettoyage de silos, du sauvetage en hauteur, des montages, des concepts de sauvetage et des explosions.
Photos : Monika Pachler-Blaimauer ou Tree Bees
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